Savitri - Book Seven - Canto 4

Of the dwarf-Titan, the deformed chained god Who strives to master his nature's rebel stuff And make the universe his instrument. The Ego of this great world of desire Claimed earth and the wide heavens for the use Of man, head of the life it shapes on earth, Its representative and conscious soul, And symbol of evolving light and force And vessel of the godhead that must be. A thinking animal, Nature's struggling lord, Has made of her his nurse and tool and slave And pays to her as wage and emolument Inescapably by a deep law in things His heart's grief and his body's death and pain: His pains are her means to grow, to see and feel; His death assists her immortality. A tool and slave of his own slave and tool, He praises his free will and his master mind And is pushed by her upon her chosen paths; Possessor he is possessed and, ruler, ruled, Her conscious automaton, her desire's dupe. His soul is her guest, a sovereign mute, inert, His body her robot, his life her way to live, His conscious mind her strong revolted serf. The voice rose up and smote some inner sun. “I am the heir of the forces of the earth, Slowly I make good my right to my estate; A growing godhead in her divinised mud, I climb, a claimant to the throne of heaven. The last-born of the earth I stand the first; Her slow millenniums waited for my birth. Although I live in Time besieged by Death,

Du Titan nain, du dieu déformé qui, enchaîné, S’efforce de maîtriser sa nature rebelle Et de faire de l’univers son instrument. L’Ego de ce grand monde de désir réclamait La terre et les cieux pour l’usage de l’homme - Tête de l’existence qu’il façonne ici-bas, Son représentant et son âme consciente, Symbole de force et de lumière croissantes Et vaisseau pour la divinité qui devra être. Un animal pensant a fait de la Nature Sa nourrice, son outil et son esclave et la paie, En guise de salaire et d’émolument, Selon une loi inévitable au fond des choses, Par sa peine et la douleur et la mort de son corps. C’est ainsi qu’elle grandit, qu’elle voit et ressent ; Par sa mort il l’aide à devenir immortelle. L’outil et l’esclave de son esclave et outil, Il chante son libre arbitre et sa propre maîtrise, Mais c’est elle qui le pousse où elle choisit ; Possesseur, il est possédé ; seigneur, régenté ; Il est son automate, dupé par son désir. Son âme est un hôte chez elle, un souverain muet, Son corps un robot, sa vie son moyen d’exister, Et son mental n’est pour elle qu’un serf révolté. La voix s’éleva, frappant un soleil intérieur. « Je suis l’héritier des forces de la terre Et lentement j’établis mon droit sur mes biens ; Déité qui grandit dans sa boue divinisée, Je m’élève, un prétendant au trône du ciel. Dernier-né de la terre, je me tiens le premier ; Ses lents millénaires attendaient ma naissance. Bien que j’existe dans le Temps cerné par la Mort,

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