Lettres à Divakar jusqu'à 2005

l’orientation d’Auroville dans les zones résidentielles ; d’ici là chercher un lieu d’atterrissage…

… Et je t’envoie les photos que tu as prises avec ton appareil… regarde ces photos à bonne lumière, il y a des couleurs à ne pas manquer ! Il y a aussi cette photo admirable : un vrai mur de terre orange et, en bas, les pierres… un tableau !

Voilà pour ce jour. Je t’aime et puis t’embrasse tendrement, tendrement,

Colette.

***

Lundi 29-3-93

Aimé,

Ça a été, c’est, bien, bien doux, ton aérogramme et ta lettre reçus ensemble il a trois jours ! Et tes encouragements me vont droit au cœur et me renforcent. Tu vois, lorsque tu dis, « un espace de plus en plus déblayé », ces mots me renvoient aussitôt à ce qui se passe, justement, ces jours-ci. Au moment de réunir les diverses notes, ou les éléments pour de futures notes soulignés lors de mes lectures…, j’ai éprouvé un besoin impérieux de leur établir un autre espace ; alors, étagères, dossiers, revues, etc., ont été … déblayés, jusqu’à des brouillons de certaines lettres ! Tout cela représentait pourtant des tris précédents, mais il faut sans doute procéder par étapes. Et je me suis rendu compte à quel point cette façon que l’on a, ou que j’ai eue, de garder « quand même » ceci ou cela, vient d’un manque, ou d’une sorte de crainte. On doit pouvoir faire confiance à ses capacités intérieures de garder, pour les faire vivre,

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