Lettres à Divakar jusqu'à 2005
raconterai ce que j’en pense consciemment (avec, à la base, une erreur de la masseuse – et ce fait me gêne un peu !).
J’emporte du travail pour Sincérité, et des projets de travail et donc mes cahiers… : j’aime bien ! J’ai la tête remplie d’images du Matrimandir – ce qui fait que j’aurai maintes surprises !
Voilà ; à tout de suite. T’aime, t’embrasse,
Colette.
***
(Au retour de son séjour à Auroville) Samedi 13 mars 93
Aimé,
C’est troublant… pour la nième fois une première lettre… Mais avant tout, dis-moi vite où en est ta grippe…, qu’est-ce que tu as fait, ou en a fait ? Dans l’avion j’ai eu un gros cafard… ces frontières, ces lignes de démarcation des guérites de la police… puis l’envol de l’avion ! Mais, je ne l’ai pas craint, ce moment de cafard ; peut-être se profilerait-il une pratique, celle d’être immobile à l’intérieur, et offerte, comme tu me l’as fait découvrir, et regarder. Il y avait ton : « On est bien… » Bref, je suis beaucoup mieux partie que les précédentes fois, plus sûre, plus forte. Ces lignes de démarcation sont artificielles : « ça » continue. Et j’ai tant et tant partagé de choses avec toi ; des accomplissements réels, par exemple comme la pause de 10h45 avec les ouvriers… Et tant de compréhensions, à travers ma position de témoin engagé (une formule qui, là, prend tout son sens !). Enfin, je ne vais pas tout énumérer, inutile, tu sais bien tout cela que j’ai éprouvé.
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