Lettres à Divakar jusqu'à 2005

sœur. Mais le thème de « Pluie d’été », les personnages, leurs échanges, le climat entre eux, les dialogues, leur mystère – tout cela me fait vivre dans ma lecture comme une succession d’exclamations : ça va, d’une phrase à l’autre, toujours plus loin qu’on ne s’y attendait… Tu sais… il y a depuis quelques jours les images des inondations qui atteignent 5 départements et s’étendent jusqu’à l’Italie… : des flots de boue traversant de part en part les maisons… c’est cauchemardesque ! Comme tu t’en doutes, je trouve ça terrifiant ! Et je ne peux m’empêcher de penser qu’on a là l’illustration absolue de l’état du monde : d’un côté la participation indiscutable de l’homme à la destruction de son environnement, et la solidarité venue de partout pour sauver et aider les victimes. Nous arrivons à un stade où les contradictions et les limites sont de plus en plus visibles et tranchées…

Jeudi matin

Voilà, voilà… de ce pas je vais renouveler les fleurs, qui ne manquent jamais dans mon bureau. Et je te dis que je suis tout plein avec et près de toi,

Colette.

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Mardi 13 octobre 92

Aimé,

Je viens de recevoir, ensemble, tes lettres du 27 et du 28 ; c’est si gentil de m’avoir répondu si vite, et si bien… « Tout ça est très condensé », me dis-tu de ta réponse. C’est vrai, mais cette condensation, cet éclairage répondent me semble-t-il à ce que tu appelles « le processus même »

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