Lettres à Divakar jusqu'à 2005

je, tu en es partie prenante. (Au début de cette lettre je parle de désorientation, et voilà que je m’oriente à présent !) Tu es partie prenante parce que tu es en mesure de te situer à toutes ces places que je t’ai décrites… Soyons modestes…, cette expérience intérieure, si elle n’est pas directement favorable à un travail de conscience, c’est tout de même un travail de ce genre qui me permet de la capter… ! Voilà, mon cher, cher interlocuteur. S’agit-il d’une « aventure psychique » ? De la conscience ? Du « cœur », comme on aurait dit jadis ? Ou du Temps de l’Etre ? C’est en tout cas quelque chose de plein, une rencontre étrangement fugace et éternelle. Et dont je dois la possibilité de l’avoir saisie au travail que tu m’aides à faire, de cela je suis sûre. Si j’espère que la « pudeur » sortira intacte de ces pages, qu’en est-il de leur clarté ? Mais j’ai confiance – surtout en ta lecture. Un grand merci. Et beaucoup de baisers et de tendresse,

Colette.

***

Mercredi 23-9-92

Aimé,

… J’ai reçu ta lettre du 14… toute imprégnée du bon thé… ! Et puis, si tu savais, cela me donne des ailes lorsque tu me parles de mes progrès, mais elles se redoublent quand tu me dis qu’ils te sont « très précieux » !

Oui, nous ne manquons pas de reportages et d’images sur la Yougoslavie et la Somalie, ces dernières insupportables.

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