Lettres à Divakar jusqu'à 2005
… Il faut aussi que je te dise que je suis fière de toi lorsque je lis qu’en plus du Matrimandir, tu construis cette maison pour Dadu, et participe à celle d’Arjun et Deepti ; je sais qu’en de telles situations où l’on aime ce que l’on fait, le terme de « repos » n’est plus justifié… ; néanmoins, comment peux-tu avoir du « jeu » dans le temps, pour un autre rythme ? (J’aime bien quand tu dis que Mère n’est pas raisonnable !) … Rien d’autre pour cette minute… mais je te raconte et te raconterai bien tout, toujours. Et, toujours, avec toi,
Colette.
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Vendredi 18 septembre 1992
Aimé,
Bon. Voici la lettre. Elle n’est pas si facile à écrire, tant je redoute de fausser si peu que ce soit l’expression de mes pensées, de mes perceptions surtout – et de mon trouble. Il s’agit donc de cette photo que tu as reçue. J’en dirai tout d’abord, et c’est important, qu’elle a été bien prise, comme en témoigne l’exactitude de ce qui l’entoure (René, le canapé, la perspective). Et j’ajouterai que je l’ai envoyée à Francis et Christiane qui m’en réclamaient une depuis longtemps – l’un des deux ayant dans son bureau l’une des photos prises par Susan, l’autre désirait en avoir une autre pour son propre bureau… Leur réaction est semblable à la mienne, hormis ce trouble qu’elle a déclenché en moi, et qui va faire l’objet de cette lettre. (Christiane vient même de
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