Lettres à Divakar jusqu'à 2005

C’est clair, ce que je dis là ?

Et aussi, je suis … contente au sujet de tes dents ! Continue, surtout continue ! … Plein de baisers et toute ma participation aux travaux extraordinaires du Matrimandir,

Colette.

***

Jeudi 16-7-92

Aimé,

… J’ai le dernier Bulletin du Matrimandir… et je continue d’être émerveillée ! J’en ai parlé hier avec Aniela, on a déjeuné toutes les deux seules ; quelque chose de très fort : dans ce monde actuel où règnent – parallèlement à des orientations comme Rio, etc. – guerres, famines et violence…, je ressens le Matrimandir comme une certitude. Et le fait d’en parler – de son évolution, de sa réalisation matérielle… c’était en même temps comme si se concrétisait vraiment devant mes yeux l’harmonie, l’exemple, la fonction même de ce grand symbole… Peut-être un jour je t’ai dit combien j’avais aimé un livre d’un écrivain – un vrai, et aussi un homme beau, intérieurement et extérieurement -, Jean Marie Le Clézio, « Onitsha » ; tout récemment, j’ai lu avec la même joie son dernier roman « Etoile Errante » (deux jeunes filles qui se croisent sur la route de l’exil, et échangent leur nom, l’une allant vers Israël, la juive, l’autre en sens inverse, la Palestinienne). Du coup j’ai lu un ancien livre de lui, « Désert » (le vrai, les tribus, les longues marches interminables aussi), que je trouve plus beau encore peut-

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