Lettres à Divakar jusqu'à 2005
La semaine prochaine, nouveau dîner Christiane et moi ; nous parlerons de ses cahiers qu’elle m’a donnés à lire. Francis arrivera le lendemain, avant son départ pour quelques jours à Alger. Elle ne l’accompagnera pas, car elle doit arranger la maison annexe de Claouey pour y héberger quelque temps des Yougoslaves… sauvés de justesse. Sa sœur Nicole et son mari yougoslave, en poste à Madrid, vivent des jours d’angoisse – atténuée dernièrement car leur fils et leurs petits enfants viennent d’être rapatriés grâce aux avions de Kouchner et de « Médecins sans Frontières ». Seule reste encore leur fille, journaliste à Sarajevo. C’est une épreuve pour eux, à la mesure de cette guerre épouvantable… Et par ailleurs je suis frappée par tout ce qui apparaît, ici et là, de ce qu’on peut appeler le bon côté de l’homme. Je crois qu’à l’heure actuelle ses deux faces se manifestent spectaculairement. Tu me tiens au courant pour le dentiste ! Je marche – c’est gentil d’y être si attentif. L’obstacle c’est quand il pleut, pleut, pleut ! Alors voilà : à très vite. Merci de tes grands baisers d’hier,
Colette.
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Lundi 15-5-92
Aimé,
Avant-hier… ta lettre du 5 juin. … J’aime la façon dont tu me dis que le travail avance… en manifestant cette source active… qui vous met « en solidarité »…
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