Lettres à Divakar jusqu'à 2005
Qui va habiter ma maison durant l’absence de Susan ?
… Plein de baisers, tout plein…
Colette.
***
Jeudi 7-5-92
Aimé,
Quelle belle, belle surprise… le mercredi 6 mai 20h15 ! Qu’est-ce que j’étais émue ! Et tu sais, longtemps après ton coup de téléphone, je continuais encore à te parler, à t’entendre (c’était tellement net, comme si tu avais été à deux pas). C’est merveilleux, maintenant, cette possibilité de se parler. … Ce que j’ai lu hier, comme je te le disais, c’est… le chapitre « Raison, science et yoga », qui m’intéresse beaucoup. … J’apprécie énormément tout ce que tu m’écris pour mettre au bon diapason, à la juste place mes inquiétudes quant aux conflits… ; tes remarques constituent « une leçon de réalité » - intérieure et extérieure. Je vois aussi combien tu as raison : les choses se passent, en réalité, tout autrement, ailleurs, que dans leur apparence contradictoire, c’est notre vision mentale qui les fige et les fixe. Elles sont au contraire en mouvement, en ajustements, sans pour autant, comme tu le dis, que les conflits disparaissent ; mais ils sont possiblement abordables autrement que sous tension… Quant au Matrimandir, je suis particulièrement sensible à cette image : son ancre qui s’arrime. C’est curieux cette sensation que j’ai, que sa réalisation me centre moi-même ! C’est à la fois très fort et étonnamment simple. (Y a-t-il toujours autant de visiteurs… ?)
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