Lettres à Divakar jusqu'à 2005
Ce que j’ai fait hier. René et Philippe nous ont laissés seuls. Dans l’intimité de leur joli lieu de vie, Ulrich recouché, je suis fermement intervenue, tandis qu’il me tenait la main, accroché à mes paroles. Bref : j’espère l’avoir remis sur une autre voie. Ses médecins, Mollereau et René, sont contents de mon intervention. On verra. Rien n’est encore vraiment gagné, mais il faut lutter. Voilà. … Je me porte bien. Mais j’ai drôlement besoin de pause, de repos, alors, Sincérité, hein ! Le Chinois et la Dame continuent à bien s’occuper de moi, et sont contents de mes progrès.
Je t’aime, je t’embrasse, je suis avec toi, tout ça…
Colette.
***
31-12-91
Aimé,
Ouf ! Enfin ta lettre du 23 ! Je me faisais un souci tout gris… ! Et voici de quoi te gausser de moi : sur mon bureau il y a … 4 télégrammes rédigés ce matin… ; pourquoi 4 ? Eh bien parce que j’en ai raté 3 : l’impatience, l’inquiétude, tout ça, quoi ! … Je viens à peine de terminer la dactylographie de mon second texte, que je porte après-demain ; et je dois attendre l’avis de la responsable pour d’éventuelles corrections…
… Ulrich… est de nouveau hospitalisé… espoir, non espoir…
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