Lettres à Divakar jusqu'à 2005
Lundi 7 octobre 1991
Aimé,
Quelques instants avec toi, comme des vacances, avant de me lancer dans l’aménagement de mon texte pour la Revue. Avant-hier en effet j’ai rencontré la rédactrice du prochain numéro… charmante et proche… ; en définitive, je dois… réduire de 10 pages, et le remettre d’ici la fin du mois… J’espère que je vais y arriver ; il faut que la suppression de plusieurs passages soit remplacée par des condensations très claires et solides ; de plus, le 3 ème chapitre… pourra peut-être rentrer dans un autre numéro : cela me conviendrait bien puisque j’y exprime, en partant de tes remarques, ce que révèlent les « secondes analyses »… Voilà. Si … j’y parviens… je me sentirai extrêmement libérée, je m’en rends compte. Comme si quelque chose ponctuait le chemin passé en ouvrant un autre espace, d’autres perspectives. Ce qui m’a rassurée également c’est qu’à travers ce que cette femme m’a dit, la distance que j’ai prise à l’égard de la « Maison », de ses institutions… - que ma marginalisation n’a pas annulé ce que ceux que j’apprécie pensent de mon travail. Et tu es pour beaucoup dans tout cela ! Le 18 je déjeune avec Christiane qui viendra seule à Paris je crois ; et nous sommes heureuses de parler ensemble ce jour-là de ton texte, que Francis et elle trouvent « très fort » ; il y a cependant pour Francis l’objet de vos dialogues de l’an dernier, à savoir que pour lui la vérité n’est pas déjà là, mais qu’elle est à « faire advenir »… Et je voudrais que tu me donnes ta réaction à ce que je me dis : moi-même je dirais quelque chose d’approchant en ressentant que le « divin » est à découvrir – créer – faire advenir… Finalement, est-ce que ça ne revient pas au même, car cette potentialité en l’homme, elle, est déjà là ?... ! C’est ce que nous pensons Christiane et moi.
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