Lettres à Divakar jusqu'à 2005

la plage de Longchamp contourne une succession de falaises surplombant des criques jusqu’à rejoindre … « notre » falaise ! … J’ai reçu tes « trois petits gribouillis »… J’aime bien que tu apprécies … mes cheminements et dérives, ces expériences qui m’enrichissent… Je suis attentivement le chemin du Matrimandir, de la Chambre ; je comprends les conflits qui se manifestent au cours de cette élaboration, qui comporte tant d’éléments matériels complexes, ou plutôt je comprends que ces conflits existent, éclatent, je peux deviner… Et j’imagine les interférences subtiles et … malignes qui peuvent naître ou se réveiller à travers une telle Réalisation… Bientôt le retour à Paris… : plus que dix jours ! Je n’aime pas quitter la maison, la mer. Cependant je crois (soyons prudente !) que je suis davantage capable de passer d’un lieu à l’autre, d’une activité à l’autre, sans crainte d’une « séparation » en moi. Mon expérience à Dinan dont je te parle plus haut en est peut-être l’illustration ? Je me fais toutefois du souci pour la santé de René… : la dépression montre le bout du nez – elle avait bien reflué… mais ce n’était apparemment pas gagné… Je le sens essoufflé, lent dans ses gestes…, affecté par ces curieux tremblements. Et surtout la situation habituelle accentuée : l’oisiveté absolue qui le plonge dans la culpabilité… Mais je suis bien tes conseils et… il est clair que ça l’aide… Je ne peux éviter, en ce qui me concerne, une image : je me sens le dos plus fort, un peu comme « avant », et c’est une chose très structurante évidemment ; je suis sûre que la masseuse y est pour beaucoup, mais à mon avis plus encore le Chinois qui s’adresse à l’ensemble – ainsi que la prise quotidienne de calcium. Dimanche

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