Lettres à Divakar jusqu'à 2005
Alors, je voudrais te raconter ça : depuis quelque temps me revient un souvenir curieux ; c’était à Beuvron, j’étais assise dans l’herbe en compagnie de la mère d’Olivier P., et d’une autre personne je crois, dont je ne me souviens plus. Nous étions tout près d’une petite rigole venant du ruisseau qui bordait le pré ; l’eau suintait à travers une pierre et tombait goutte à goutte. Je crois t’avoir raconté mon « aventure » il y a longtemps. Le temps d’une seconde – même pas – j’ai eu tout à coup la perception, très aigue, que cette goutte d’eau et moi ne faisions qu’une. J’étais elle, elle était moi. Cela a été d’une totale rapidité, je n’y ai pas réfléchi, ni pensé, simplement ce « trouble » des sens est resté, et me revient parfois tel que, sans exiger la moindre explication… Et donc il me revient ces temps-ci plus fréquemment. Je rapproche, depuis, cette expérience de celle dont je t’ai déjà parlé, qui en est proche au niveau des perceptions, tout en ayant, je dirais, plus de relief : assise sur une marche de l’amphithéâtre (une fois encore… !), mes yeux sur le sommet du Matrimandir, j’eus comme la certitude d’une participation des sens, très sûre, très fine, à la spiritualité… Et enfin, toujours ces temps-ci, je mets sur le même plan cette autre expérience que je connais dés que je franchis les portes du Luxembourg (important, le franchissement d’un seuil, d’une délimitation !) ; sans doute parce que j’ai eu, là, maintes occasions d’une sorte de travail intérieur tranquille, en continuité avec Auroville, Sincérité, le Matrimandir, tout se passe comme si je communiquais avec l’Harmonie, et que quelque chose faisait que j’étais comme donnée à moi- même… !
Voilà !
J’ai eu hier ma séance d’acupuncture.
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