Lettres à Divakar jusqu'à 2005

A vrai dire, j’avais cette fois fait un … brouillon du message que tout répondeur téléphonique invite à enregistrer, « après le top sonore »… ; invite qui vous coupe invariablement la voix, à quoi s’ajoute diaboliquement l’inhibition qu’en certaines occasions Green a provoquée en moi ! Faut croire que mon message était énergique, puisqu’il m’a appelée le lendemain, plutôt simple et chaleureux… ! Pas toujours facile de comprendre les labyrinthes humains… Bref, je ne sais évidemment pas ce que seront ses réactions à mon texte. Mais ce rendez-vous me libère de toute façon et va peut- être faciliter, ou plutôt renforcer, ce qui commence à se former dans mon esprit pour aller dans le sens de tes remarques : compléter une partie de ce texte, la dernière, de manière plus libre et personnelle ; et enrichir cette dernière partie en la détachant du reste… En fait, c’est curieux, ce rendez-vous avec Green a soudain plongé mon texte dans une sorte de passé, et c’est ta lecture – toi qui n’es pas de la « maison analystes » - qui le porte en avant, ce que j’avais d’ailleurs senti tout de suite.

… Je t’aime et t’embrasse,

Colette.

***

Mardi 9 avril 1991 Bonne Fête Je pense à toi

Aimé,

Voilà un horizon plus précis concernant mon travail. J’ai donc vu Green vendredi dernier pendant plus d’une heure. Agréable et simple entretien – dans un simple et bel appartement dont les fenêtres ouvrent sur les arbres du

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