Lettres à Divakar jusqu'à 2005
Voilà : tu dis, hein !...
Et je te dis : t’aime,
Colette.
***
Mardi 2 avril 1991
Aimé,
… Ta lettre du 21 est arrivée… ; maintenant, je « vois » le réservoir…, ce qui ne m’empêchera pas d’avoir quelques surprises en le voyant réellement… ! Cela fait un certain contraste entre ce que tu me dis de l’atmosphère de « jungle humaine à vif », autour de toi, et ce que je venais de t’écrire sur ce « virage » que je sens. En fait ce n’est pas contradictoire ; je crois que, tout simplement si je puis dire, c’est l’image, la concrétisation peut-être plus nette, plus proche aussi, des éléments qui entrent en lutte. René : je lui ai rappelé, et lui rappelle que ce serait bien de t’écrire. Mais, non, vraiment, il ne peut pas. Il ne peut actuellement ni écrire, ni lire, seulement tourner dans sa tête les mêmes pensées, les mêmes, toujours (dans ces périodes)… Mais, habituée comme je le suis aux moindres indices dans un sens comme dans l’autre, je note depuis peu l’émergence d’une certaine reprise. Et puis, tout de même, j’arrive à lui parler, et lui à entendre, de quelques orientations pour le moins meilleures que ces chemins répétitifs. J’essaye en tout cas de lui faire partager un peu de mon propre chemin…
Vendredi prochain, ça y est, j’ai rendez-vous avec Green ; l’autre jour, soudain, je l’ai rappelé, toute animée d’énergie.
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