Lettres à Divakar jusqu'à 2005
… Parfois, je te l’ai dit récemment je crois, une fatigue du dos ; à ce moment-là, à tort ou à raison, je ne pense pas que la marche serait bonne ; alors je m’étends, le plus à plat possible, et je respire. Dis-moi ? Et puis je laisse mon esprit rêvasser autour de ce que je pourrais écrire, ça se forme, et dans le sens que tu m’as suggéré ; de là émergera peut-être un « sujet »… J’ai un cahier neuf !
Je pense fort à toi, t’aime,
Colette.
***
Mardi 9-10-90
Aimé,
… J’ai reçu la lettre de Susan… ; j’apprends que j’aurai un lieu supplémentaire en Auroville : un coin dans son atelier, un fauteuil, le thé… ; elle me dit qu’elle n’a besoin de rien, mais je m’en tiens à tes suggestions… … Oui = je vais essayer, et bien essayer de faire rayonner le petit soleil jusqu’à mon dos. Pour le courant au-dessus de la tête, je ne vois guère à ma disposition, du moins pour le moment, que l’envoi d’une petite étincelle, mais à partir d’où ? Du plexus, peut-être, ou de « quelque chose dans ma tête » ? Il faut que je trouve. Quant au reste, voilà où j’en suis : samedi j’ai vu l’amie d’Aniela ; son examen, selon la conception chinoise du corps et de ses dysfonctionnements, consiste à rechercher les points de correspondance entre les organes et la plante des pieds… Son diagnostic : paresse des glandes essentielles, dont l’hypophyse qui fixe le calcium, et les surrénales.
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