Lettres à Divakar jusqu'à 2005

Je pensais… que je n’ai encore entendu personne prévoir que s’ils se laissent entraîner vers la guerre, les attentats vont reprendre de plus belle un peu partout… ! Enfin, il y a la première colonne de la Chambre – ce « jour » sur le Chemin -, et chacune de tes marches… autant de pierres blanches… (J’étais alors principalement engagé dans la construction des escaliers dans chacun des quatre piliers du Matrimandir). Et puis, c’est vrai, le temps des fausses morales est absolument passé, il faudrait que de plus en plus de gens en soient conscients… … Hier soir j’étais contente, j’ai pu voir, avec toi et tes yeux, une belle chose : nous avons été dîner avec les avocats et Guite dans un restaurant près de la Gare de l’Est que j’avais envie de connaître à cause de sa réputation de Brasserie ancienne – une petite vieille impasse, un établissement avec les beaux décors de mon enfance. Mais ce n’est pas ça la belle chose : c’est le retour en voiture, par la Concorde, la Seine, les Invalides, avec des éclairages esthétiques et doux ; c’était grand, superbe ; un Paris fidèle à ce qu’il peut être, et qui réconforte un peu, comparé à ce qu’il devient ailleurs, étouffant, victime d’une « modernité » anarchique…

… Voilà. Et dis-toi que je t’aime et que je t’embrasse,

Colette.

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Mercredi 26-9-90

Aimé,

… Cousteau ? Sa lutte essentielle… empêcher l’exploitation minière de l’Antarctique ; il a besoin du maximum

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