Lettres à Divakar jusqu'à 2005

« qualité » de femme, je puis rejoindre, dans une unité et un dialogue interne, la « qualité » d’homme de tel de mes patients. J’abrège : l’Amour est Un, et multiple dans toutes ces formes ; je fais, ou plutôt je rencontre cette expérience avec la Lydie dont je t’ai parlée, et avec un homme dont je t’ai peut-être parlé depuis, auteur compositeur, musicologue, de haut niveau… Le lien qui s’est tissé avec eux est à la fois une expression du fameux « transfert » analytique, tout en le dépassant sans que jamais l’association qui est en moi – rigueur et liberté – ne s’altère (ce n’est pas moi qui le dis ici, c’est eux qui le ressentent). Lui a déjà fait une 1 ère analyse avec un homme, et ce qui me frappe c’est que les sentiments qu’il éprouve dans son analyse avec moi, il arrive à leur donner un caractère évident, naturel. Auquel je ne peux qu’être réceptive, avec naturel. Et cela m’apporte beaucoup, une expérience d’élargissement, de liberté, d’ouverture (et avec eux, selon eux, je suis « très belle »… !). Je ne sais toujours pas si j’aurai beaucoup le temps de voir Soaz et Samuel, elle ne connaît pas encore les horaires du passage à Paris ; j’espère en tout cas que j’en aurai assez pour lui remettre les cassettes et cette lettre (que comptes- tu enregistrer ?)… … Pas beaucoup de temps pour les lectures : j’ai commencé « Chemins de ce Temps-là » ; quelle beauté de style, qui accompagne l’histoire elle-même ; on est pris. Et je me suis plue et distraite à lire un livre de Scott Fitzgerald, un auteur américain dont j’avais beaucoup aimé « Tendre est la Nuit » : une légèreté et une sensibilité – une époque, celle de mon adolescence…

Lundi 2 juillet 90

Alors, ça s’écrit « Revan » ? C’est très beau ; cela me plait infiniment et il parait qu’eux aussi sont heureux et

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