Lettres à Divakar jusqu'à 2005

Et, pour continuer avec les liens familiaux, je sais que maintenant je ne risque pas de précéder Jean Yves en abordant le « sujet » : te voilà donc oncle, et moi grand- tante ! On attend parait-il tes inspirations pour son nom… Pour mon texte, voilà comment ça va se passer : il sera fini dans une quinzaine de jours ; par ailleurs je viens de centraliser toutes mes notes, et certaines remarques d’auteurs divers parmi lesquelles je prendrai quelques références pour les intercaler… Et puis, hasard (!), j’ai déjeuné hier avec mon amie Jacqueline Anquetil, toujours pleine de charme ; nous avons entre autres parlé de psychanalyse, sous l’angle de la manière d’être des psychanalystes – il se trouve qu’elle a habillé un bon nombre d’entre elles, et j’ai beaucoup aimé la manière très fine et intuitive avec laquelle elle a perçu certaines choses ; et j’ai été amenée à lui parler d’un désaccord profond que je suis en train de vivre à l’égard de l’Institution psychanalytique (celle à laquelle j’appartiens). Sur quoi elle m’a, mais très vivement, poussée à écrire tout ça ; dans la mesure où, à ses yeux, ayant la chance d’être à la fois estimée et reconnue marginale, je suis la seule à pouvoir (et à devoir, selon elle) exprimer ce genre de choses. Qu’en penses-tu ?

… A tout de suite, je t’aime tout plein,

Colette.

***

Vendredi 22-6-90

Aimé,

Alors, alors… Longue liste de détails pratiques, et d’envois et de quiproquos, suivie de bilans de santé…

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