Lettres à Divakar jusqu'à 2005
Mardi
Que j’aime ta lettre (du 1.5, qui a mis 15 jours à venir…) : tu sais, tout ce que tu me dis sur le point où en est arrivé le mental, et les nécessités où nous nous trouvons de devenir, de défaire… J’y répondrai mieux ; aujourd’hui je voudrais te dire combien je me sens sollicitée, concernée directement, concrètement. Quelque chose en moi, comme un brassage, une série de déplacements infimes peut-être, résonne à tes mots, s’éclaire de mieux en mieux. Un grand travail, ça oui ! Je comprends beaucoup, beaucoup. Embrasse Susan ; c’est gentil sa marche dans la tempête avec moi ! A tout de suite,
Colette.
***
Mercredi 23-5-90
Aimé,
Parlons d’abord de l’atmosphère de la maison : entre la 1 ère visite de René mercredi dernier chez Sami Ali (quand je pense que j’ai dû déployer des trésors de confiance et d’insistance pour qu’il y aille !), c’est exactement la personne qu’il lui faut, qu’il a eu du plaisir à revoir, qui lui a dit les mots justes, n’a rien oublié de lui, peut lui donner un intérêt à un travail sur lui-même, etc., donc, entre cette visite et la seconde tout à l’heure, on en a, il en a, vu de toutes les couleurs ! Rechute dans le « non », l’angoisse, etc. ; et cette fois, une immense fatigue… Mais depuis 2 jours une nette amélioration qui n’a rien de ces diverses « pointes » de mieux surgies ces temps derniers ; il suit un traitement en
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