Lettres à Divakar jusqu'à 2005
C’est assez révoltant : chacun des médecins m’adressait, pour les radios ou examens, à tel service ou à tel cabinet privé – là où les appareils sont nets et sûrs et les opérateurs sont capables ! Autrement dit il y a plein d’appareils qui devraient être remplacés et de techniciens trop moyens pour établir des diagnostics de valeur… Tant pis pour le pauvre péquenaud ! … On a vu juste un moment Francis et Christiane, venus dans la nuit après avoir participé à une émission pour l’anniversaire de la mort de Sartre – qu’ils ont trouvée très mal faite. Avec raison : on l’a vue hier, retransmise dans le programme du dimanche, c’était vraiment inutile – trop de monde et de bavardage… ! Il vaut mieux ne rien faire, vraiment – et puis, ces commémorations… ! Bientôt Francis part en Algérie où on lui demandera de donner ses impressions après avoir été conduit ici et là… Lorsque j’ai demandé à Christiane si elle irait, elle m’a répondu, véhémente : « ah non, alors ! »… C’est qu’en effet elle ne serait pas « admise » partout où se rendra Francis : pas de femmes ! Elle se demande si l’Algérie ne va pas à reculons ! Je travaille bien à mon texte… Dés qu’il ne pleut plus, je vais à pied te poster cette lettre – avec toute la tendresse dont je la charge,
Colette.
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Lundi 23-4-90
Aimé,
Deux d’un coup, vendredi : celle du 5 et celle du 11…
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