Lettres à Divakar jusqu'à 2005

cas, j’aurais été contente de le voir, mais aucun signe de lui… … Ça m’a bien plu de situer les lieux des trois bétonnages ; et j’imagine les changements qui, même s’il y a encore des inerties dans les diverses énergies entre les uns et les autres, m’apparaîtront lors de mon retour. Je souhaite si profondément l’harmonie pour l’aboutissement de ce beau Matrimandir ! Quant au Général… j’ai compris le sens de ses divertissements avec les jeunes Aurovilliens (Colette avait redouté une démonstration d’autorité martiale quand elle avait lu un rapport d’exercices de discipline guidés par notre ami le Général Krishna Tewari, le père de Deepti ). Cela m’a appris combien on a l’habitude de juger à partir su seuil de sa porte ! Pour moi, jusqu’à ta lettre, j’imaginais les armées toutes sur le même modèle… Ah les certitudes occidentales ! Même quand on s’en affranchit du mieux qu’on peut ! ... J’espère que Namodev va bien et a été bien soigné, malgré l’univers que tu évoques… Alors, et moi ? J’ai donc passé l’échographie que tous ont souhaitée… Quel extraordinaire appareil, qui enregistre et fait tout apparaître sur l’écran, et entendre aussi… ; je ne pouvais le regarder parce que j’étaie étendue à côté, mais je voyais le profil du médecin, attentif et sérieux. Au bout de 20 minutes il m’a dit avec un accent gentiment anglais (il s’appelle Evans) : « votre petit cœur, il marche très bien… » ; juste une légère insuffisance mitrale, lot de presque tout le monde après 70 ans (Mollereau l’ami m’a bien expliqué où se trouve la petite valve qui devient un peu paresseuse). Reste après-demain la radio de l’œsophage ; je la redoute un tout petit peu sans être cependant inquiète… … J’ai, parait-il, très « bonne mine », et le miroir me le dit aussi ! … T’aime,

Colette.

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