Lettres à Divakar jusqu'à 2005
Non pas, comme on dit couramment, « avec l’âge on change, on évolue… », mais qu’il s’agit, là, d’une affaire de Conscience. La distance entre celle d’autrefois et celle que je deviens maintenant réside dans cette évolution de la conscience. Cette simple vérité m’a beaucoup frappée.
Samedi
Bilan santé : plus de nausées ; fatigue encore, un jour comme ça, mais de moindre durée ; la « boule » oesophagienne m’a beaucoup gênée jusqu’à hier ; on dirait qu’elle commence à disparaître. Chose curieuse : à partir du moment où, hier, j’ai éprouvé le besoin de faire des respirations très profondes, ça s’est atténué. Je ne comprends pas bien, car à ma connaissance la respiration ne passe pas par l’œsophage ? Mais sans doute le mobilise-t- elle ? Cela dit j’ai tout expliqué à Mollereau, répondu à ses questions ; il est encore plus compétent et « intelligent » que je ne pensais. En fait, il prend tout en mains, veut avoir toutes mes radios du dos, mes examens cardiaques, va me faire une prise de sang avec dosages variés : tout ça pour avoir une vue d’ensemble et ne pas me livrer à des investigations morcelantes. Bonne attitude. De plus, il pense que mes symptômes sont dus à des interactions médicamenteuses, et que les spasmes, souvent, se maintiennent pendant un temps, même après cessation des agents nocifs. On verra ; mais je pense que rien d’inutile ne sera fait. (Durant son séjour à Sincérité, Francis et moi, face aux troubles et à la fatigue qui accablait Colette, étions séparément et ensemble parvenus à la même conclusion, à savoir que Colette avait pendant trop longtemps absorbé trop de médicaments qui lui avaient été prescrits par des docteurs différents et dont les « effets secondaires » se montraient bien négatifs ; nous étions donc intervenus pour qu’elle en cesse graduellement la consommation.)
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