Lettres à Divakar jusqu'à 2005

même qu’il m’est impossible de savoir si c’est la fatigue qui entraîne les palpitations, ou le contraire… Et j’ai une tension très mouvante. Mais par exemple aujourd’hui je suis tout à fait bien ! J’ajoute qu’il était temps, l’autre jour, que je me souvienne d’une de tes remarques à propos de René, « savoir laisser l’autre à son expérience de solitude »… Car vraiment, je commençais à dérailler ! J’attends de te voir pour te décrire les choses ; par lettre, l’entreprise serait insurmontable… En tout cas depuis 4 jours il remonte le courant, ça se voit à des signes indiscutables… Qu’ajouter d’autre, sinon que, plus que jamais, j’apprends, à tous les niveaux, à bien respirer… Et que je t’aime tout plein…

Colette.

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Mardi 28-11-89

Aimé,

Ta lettre du 15, du bord de mer… Alors : tout ce que tu m’écris à propos de René est d’une grande aide, c’est un appui très fort. Et tu as tellement raison : ce n’est qu’en étant engagé dans ses propres orientations et choix et besoins que l’on peut être le meilleur pour l’autre. Que tu me le dises et me le rappelles m’est bénéfique – et nécessaire… Car parfois ce n’est pas facile ! Je crois que j’ai assez bien dépassé le stade où je « faisais de mon mieux » ; j’en serais même à certains moments à me battre comme un beau diable, par exemple pour lui faire accepter (car c’est un « non » à tout) de réaliser ce que lui- même envisage comme pouvant le sortir quelque peu de son marasme : se remettre à l’anglais, aller à la piscine… Il le

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