Lettres à Divakar jusqu'à 2005
Mercredi 8-2-89
Aimé,
Me voici de nouveau suspendue au téléphone, ici, là, ailleurs, pour Krishna ; très préoccupée, peinée, tourmentée. Et la colère monte, tenue à l’arrière-plan jusque là ; l’impression qu’avec Francis on a été plus ou moins floués : soit par incapacité d’avouer l’impuissance, l’habitude de ne jamais dire « non », l’irresponsabilité ou même la crainte, que sais-je, de la part de ce … chef de cabinet ! … Donc, j’ai pris la décision de me débrouiller toute seule. Et obtenu, grâce à une sorte d’énergie communicative, un entretien d’1/2 heure à l’Ambassade avec la personne « haut placée » que je réclamais ; et qui, de toute façon, s’est montré totalement qualifié et compétent jusque dans les moindres détails, faisant un tour d’horizon complet. En voici l’essentiel : ni Delhi ni l’Ambassade à Paris ne sont habilitées à délivrer le passeport nouveau modèle – qui est inévitable, incontournable ; pour l’obtenir il faut la Carte Nationale…, empreintes digitales des cinq doigts… (rigueur due à la situation internationale…)… … En résumé… il apparaît clairement que c’est une nécessité de partir pour le Maroc (et je ne crois pas qu’il y ait d’inquiétude à avoir quant à son retour à Auroville)… … A cet égard je signale que mon interlocuteur s’est intéressé à cette « communauté », et a apprécié le terme de « chercheur volontaire » sur l’ancien passeport de Krishna ; je crois également qu’il ne sera pas inutile de parler de l’Unesco à la naissance d’Auroville… D’autre part, une fois à Marrakech, que Krishna se mette en rapport avec Mr Abdallah Naciri à Rabat ; et qu’il nous prévienne pour que Paul prenne les contacts nécessaires… Jeudi
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