Lettres à Divakar jusqu'à 2005

appelé ce chef de cabinet : jamais disponible ; chaque fois j’ai eu sa secrétaire… Bref, jeudi à 20h30 il m’appelle : débordant de gentillesse, de nouveau confus (toutes choses dont je n’avais guère besoin !)… « Rabat ne répond pas, c’est de toute évidence un cas de lenteur administrative… ». Que faire ? Il s’engage à téléphoner ici à l’Ambassade, me dit qu’avant la fin février « il faut trouver une solution »… J’attends aujourd’hui un autre coup de téléphone de sa part. Mais je ne suis guère tranquille… Je vais demander à Francis de voir s’il ne peut pas toucher Roland Dumas à son retour de l’Inde… … D’autre part, ce chef de cabinet en question pense qu’il est tout à fait improbable que de l’Ambassade ici on envoie le passeport en Inde. J’attends. Cependant : voilà au moins une indication peut-être positive et qui m’a, elle, été fournie en l’espace d’une demi-heure. Paul a appelé à Rabat un industriel qu’il connaît, dont le frère est Ambassadeur. Voici la réponse de ce dernier : bien que les relations diplomatiques soient rompues entre le Maroc et l’Inde, les locaux de l’Ambassade à Delhi sont toujours occupés. Il faudrait que Krishna voie le chargé d’affaires Alaoui Mustapha, de la part de M. Kjiri Driss, Directeur des Affaires Etrangères à Rabat, qui affirme que celui-ci pourra lui prolonger son passeport… Que Krishna y aille avec ses certificats médicaux… Voilà ! Je continue par ailleurs avec endurance et acharnement mais ne suis sûre de rien pour l’instant ; seul ce renseignement obtenu par Paul a quelque chose de tangible… (Francis réfléchit aussi à ce qu’il peut encore tenter…)

Je suis plein avec toi,

Colette.

***

702

Made with FlippingBook flipbook maker