Lettres à Divakar jusqu'à 2005
Puis nous avons appris il y a 7 ou 8 ans par les journaux la mort de cet homme. Voilà donc la première partie de mon histoire concernant ce couple, au demeurant sympathique, elle surtout. Or, la veille de l’appel téléphonique de cet Hervé à René, la sœur de celui-ci, pour une raison qu’on ignore assez, lui révèle qu’au moment de sa mort, « leur » père lui avait dit : « Hervé est le fils du Dr. Tzanck. » Pour l’instant on ignore plusieurs choses : pourquoi cet homme n’a-t-il pas révélé ce secret à l’intéressé lui-même ; quand sa femme le lui a-t-elle révélé ; qu’est-ce qui l’a amenée à n’en rien dire à René… ??? Quant à lui, René, il se repère à peine dans les dates de sa liaison. Mais il est vrai que ce « fils » de 31 ans ressemble un peu, à mon avis, à René ; pas à celui de maintenant, mais à celui d’il y a au moins 30 ans. Bref, René a pris la chose avec simplicité ; son entrevue avec Hervé a été, me dit-il, très claire ; il l’a mis au courant de ses attaches : moi et toi, Claude. Il se sent devant lui beaucoup plus grand-père que père, et il souhaite être disponible pour tout appel d’Hervé que l’on sent fragile, un peu efféminé, et très gentil, pas encombrant ; on l’a vu trois fois… Suite dans ma prochaine lettre... … Et j’ajoute que les deux derniers week-ends, et pour deux autres encore, j’ai entrepris de ranger, trier, jeter 40 années au moins de papiers conservés par René ! (Et tout ça dans de beaux classeurs tout neufs, répertoires à l’appui !)
A tout de suite,
Colette.
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Vendredi 9-12-88
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