Lettres à Divakar jusqu'à 2005
(actuellement ministre des Affaires Etrangères), dont Francis est ami… ainsi que le frère de Christiane. Ceci dit, ne nous berçons pas trop d’espoir, les gens ne sont pas toujours ouverts. Aussi serais-je déjà très satisfaite, à défaut d’une intervention directe, d’avoir une introduction. René se propose déjà de faire un certificat médical… (Il s’agit d’obtenir un nouveau passeport pour Krishna, originaire du Maroc) … Bon. Et nous, on continue de naviguer gentiment dans notre petit cercle amical. Dîners les uns chez les autres. Et on voit un peu plus Claude Féo ; Paul, toujours, le jeudi ; quelquefois Duchêne. Mais à l’évidence nous sommes infiniment plus proches de gens nettement plus jeunes que nous : c’est avec eux que l’on peut partager quelque chose. C’est vraiment une question d’évolution. Néanmoins je suis attentive à ce qu’on « n’en fasse pas trop » ; j’ai besoin d’une certaine – et très bonne à mon avis – distance. C’est cela qui, souvent, garantit la vérité de certaines rencontres. Par ailleurs il y a un nouveau venu dans notre entourage. Et là, faut que je te raconte une drôle d’histoire. Récemment René reçoit un coup de téléphone d’un jeune garçon qui lui demande un rendez-vous le plus tôt possible. Il se nomme Hervé Grall. René pense aussitôt qu’il s’agit d’un des enfants d’un couple qu’il a connu à une époque, deux ou trois ans avant de me rencontrer. René avait eu une liaison avec la femme, qu’il avait rompue, ou presque, au moment où nous nous sommes rencontrés. J’ai moi-même un peu connu ces gens avec lesquels nous sommes sortis quelques fois. Peu après la femme, jeune encore, est morte d’un cancer, laissant donc 3 enfants en bas âge, dont le dernier, Hervé. Le mari, d’abord inconsolable, s’est remarié un an plus tard – très épris de réussites sociales – avec Françoise Giroud.
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