Lettres à Divakar jusqu'à 2005
Et je pense là à Paul, qui n’évolue pas mais « regrette », comme on voit ce processus souvent à l’œuvre. J’en éprouve une grande peine, une grande gêne aussi, chaque fois, chaque jeudi où il vient déjeuner ; une irritation intérieure également que je ne montre pas mais qui fait certainement obstacle ; après quoi je le regrette beaucoup. Alors j’essaye de ménager des déjeuners à nous deux où les choses se passent différemment. L’ « explication » est à portée : sa maladie de cœur assez grave, ses tourments impossibles avec ses héritages qui ne marchent pas, les notaires, avocats, enfants bien autre chose encore qu’ingrats… Mais je comprends en fin de compte que cette explication est en partie fausse : l’évolution d’un être, je crois que cela part de plus loin ; le processus d’involution est en marche bien avant le prétendu âge pour certains. Quant à René, je l’ai trouvé moins fatigué pendant ces deux jours, il n’a pas mal marché… Je fais comme toi pour moi : et je l’exhorte à marcher chaque jour, même ½ heure ; le médecin lui recommande de marcher 1 heure quotidiennement (selon lui, sa fatigue est explicable par la fragilité artérielle qui demeure). … On vient de se téléphoner avec Christiane : alors donc il semble que Patricia se soit bien adaptée – au Matrimandir – au point qu’elle regrette de devoir rentrer en France si vite ; Jean Yves est content car il voulait qu’elle fasse cette expérience, et qu’elle la fasse seule (elle qui n’était parait-il jamais allée plus loin que 50kms hors de chez elle).
… Détails pratiques…
Et puis toi, tu te redis que je suis avec toi toujours et que je t’embrasse bien et très fort et tout plein. Le René aussi t’embrasse. Et repose-toi !
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