Lettres à Divakar jusqu'à 2005

Je suis à moitié réveillée : j’ai l’impression, tous ces matins, de m’arracher lourdement à des rêves plutôt animés, mouvants plutôt que mouvementés, accrocheurs, sans que je puisse m’en souvenir au réveil. C’est agaçant, un peu comme mes fameuses effervescences !

Je t’aime, t’embrasse, voilà !

Colette.

***

Jeudi 23-6-88

Aimé,

… J’ai bien lu et compris tout ce que tu me dis sur… l’évolution d’Auroville, et l’image de l’ordinateur qui trahit les données est éclairante. Il faut absolument croire à cet espace d’espoir qui trouve place entre les mailles ! … Mon écriture… : comme je ne sais toujours pas si je destine ou non ce travail à une candidature pour le titulariat, je préfère faire comme si il était conçu pour la Revue. Or diverses exigences amènent celles-ci à restreindre le nombre de pages des études à paraître : cela m’oblige à resserrer mon projet – ce qui veut dire, à en dégager l’essentiel, à ne pas céder à de plus ou moins fallacieux commentaires ; c’est difficile mais, je le crois, plus exigeant. … Francis nous a parlé de certaines de ses positions – sur la psychanalyse entre autres, sur le fait qu’on doit pouvoir arriver à ce qu’elle vise, dans d’autres langages, etc. -, qu’il abordera dans son prochain livre. Cela me plait et j’ai noté d’en parler longuement avec toi.

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