Lettres à Divakar jusqu'à 2005

Cette semaine a passé comme l’éclair. Deux fenêtres donnant sur la Rance, débouchant au loin du barrage dans un grand arrondi calme et, devant, deux îles. Malheureusement… 3 nuits et 2 jours de vent violent, le reste, une brume très basse, et pourtant c’était beau. Nous avons quand même pu faire nos marches habituelles… ainsi qu’une belle promenade dans la campagne autour du Manoir (où ils étaient venus séjourner pour laisser Les Prévôts à Christiane et Francis) … … Francis travaille dans ta chambre : la grande table pour écrire, le fauteuil près de la fenêtre pour lire, le tapis pour étaler tous ses feuillets… ; je le trouve en bonne forme, teint un peu bronzé, cheveux gris ça lui va bien… ; en fait il vit un peu au ralenti pour, en quelque sorte, étaler le départ de Jacques Henri, et cela se passe à mon avis tranquillement. Quant à Christiane, elle va quotidiennement faire sa cure de thalassothérapie… … Donc, tout un après-midi à « travailler » ensemble sur le Colloque de René, moi intervenant dans le dialogue quand j’en avais envie, profitant personnellement de celui-ci, comme Francis et René, chacun à leur place, en ont profité. C’est vrai, et je comprends René d’en éprouver le besoin, qu’il y a chez Francis une ouverture très grande, une compréhension immédiate, une faculté de relance remarquable. Ça ouvre l’esprit, et, mon Dieu, j’ai eu la bonne surprise de sentir en lui une nouvelle familiarité avec l’ « idée » de Conscience. … Et on s’est quittés le soir au port de Dinan, sous les étoiles, tandis que mon cœur me disait plein de choses. … J’ai lu et relu ta réponse … sur ce besoin en moi de manifester une « autorité »… Je crois qu’il me faut faire une sorte de travail pour passer de ce besoin négatif (n’être plus à la merci de…) à un besoin positif (manifestation de mon évolution) : c’est comme s’il y avait une inhibition, parfois, que je nomme volontiers réserve (aussi bien timidité que « ça ne regarde pas tel ou

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