Lettres à Divakar jusqu'à 2005

… Mon travail… En fait je suis au point où je dois franchir le cap, ne pas courir après les exemples cliniques, et ne pas me sentir timide par rapport à la théorie ; je sais que j’ai quelques idées personnelles auxquelles je tiens : je dois donc les tenir bien !

… Je t’aime. Avec toi,

Colette.

***

Lundi 22-2-88

Aimé,

Avant de te répondre à ta bonne, bonne lettre du 12… ça me fait tellement plaisir de te raconter mon après-midi d’hier où tu as été si présent. Voilà : juste avant le départ aux Prévôts, et alors que je prenais un thé dans un petit salon du Bd Montparnasse, je vois affichée sur la porte l’annonce d’un ballet de Béjart et la date de la dernière représentation, c’est-à-dire hier. Aussitôt cela a été une évidence : je voulais y aller et profiter de l’absence de René qui n’aime pas du tout la danse (ça le gêne…) ; et j’ai pensé à Aniela pour m’accompagner… En définitive Claude et les deux filles ont eu envie de venir. Et alors, je suis, nous sommes enthousiasmés ! Je suis malheureusement ignorante d’autres chorégraphes, qu’importe ! Quelle Beauté, quel art dans le sens de l’espace, de la composition, de la stature, de la sculpture des corps, de la mise en scène !

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