Lettres à Divakar jusqu'à 2005
Les Prix Nobel, oui… ! Je te dirai que je n’ai guère suivi l’histoire de cette réunion ; ça ne me dit rien, cet aréopage, et ce n’est évidemment pas un hasard ! A vrai dire, il semble que cette réunion ait apporté du nouveau – manière de reconnaître que cette « élite » n’avait guère fait bouger les choses jusqu’ici ! Ce « nouveau », selon les informations, serait un message, un appel, un engagement à participer aux diverses aides dans ce monde en souffrance. Cela m’a semblé plein de bonne volonté… et de naïveté, d’enfantillage, ce message, dont la traduction s’inscrivait au fur et à mesure que chaque Prix Nobel en exprimait une séquence dans sa propre langue… Attendons, attendons la suite, il y a certains enfantillages obligés avant de vraies entreprises conscientes et concrètes… ! Ici un temps de chien avec de belles éclaircies ; un temps de chien, cela veut dire pluies, pluies, inondations (des champs sous l’eau des affluents de l’Ille en crue), une température trop douce et certains arbres se trompent et bourgeonnent ou fleurissent, hélas si le gel vient ! … Il y a eu une succession de tempêtes depuis l’ouragan d’octobre ; c’est un fond sonore de vent presque continu ; aujourd’hui tout semble s’apaiser après une nuit où pendant plus d’une heure le vent a soufflé à plus de 160… ; obligés de fermer les volets, de peur que les vitres ne s’envolent… J’ai tremblé pour la maison, pour les toitures fragiles ; mais, rien, pas une ardoise envolée… ; cela tient à la direction du vent, qui ne tournoyait pas comme dans un ouragan. Voilà ! La maison est donc paisible ; et pour la récompenser de tant de vaillance et d’épreuves, on lui a acheté un ravissant petit tapis tibétain… Nous avons quand même marché, à Paramé, à Dinard, mais… ouf, quel souffle !
… Je viens de lire un drôle de petit livre, qui n’a l’air de rien, mais en fait assez subtil ; l’été dernier, comme nous parlions
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