Lettres à Divakar jusqu'à 2005

Second spectacle plus stupéfiant encore : « notre » forêt qui mène à la plage de Chateauserein, un chaos ! Nous avons pu atteindre la plage je ne sais comment, parmi ces splendides troncs enchevêtrés, dans la boue venue sans doute des petits ruisseaux qui ont débordé… Je supporte difficilement la vision d’arbres détruits ! Et puis, au bout de ces désastres, la mer… indestructible !

… Nous avons déjà fait de bonnes marches, les premières pour René depuis longtemps…

… Quant à moi, et à mon travail particulier – tu sais, ne pas réagir, ne pas ruminer… - j’ai un peu de mal ; en un sens je ne m’attendais évidemment pas à ce que cela coule de source, mais il s’agit de quelque chose de précis qui se situe entre l’effort pour ne pas réagir bêtement, la conscience suffisante pour ne pas me laisser entraîner à mastiquer mes récriminations, et le risque de taire mes exigences… Or cette fameuse « carcasse » de René qui déclenche en moi des réactions auxquelles il est plus constructif que je ne réponde pas, suscite également en moi des désaccords auxquels il ne me parait pas juste de renoncer… Voilà ! Du boulot, quoi !

… Dis-moi si le nouvel « Administrateur » d’Auroville est sympathique et ouvert ?

… Je pense à toi, tu m’accompagnes dans nos promenades, et nous regardons la mer ensemble. Je t’embrasse fort,

Colette.

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