Lettres à Divakar jusqu'à 2005
Tes lignes viennent de créer en moi le besoin de le lire vraiment, ce que je n’ai pas encore fait… Et je suis contente de ça, de cette ouverture qui vient de se produire.
Avec toi,
Colette.
***
Lundi 23-12-87
Aimé,
Echos bretons. Tu ne seras guère étonné si je te dis que sur la route, en approchant de la maison, j’avais l’estomac serré ! D’autant que nous venions de découvrir, dans la riche campagne aux environs de Dinan, tous les arbres abattus à l’intérieur des bois en forêt (et partout la même chose : les arbres en bordure n’ont rien !). Or pour la maison, le jardin, cela a été une bonne surprise… Le jardinier avait bien nettoyé, et tondu la pelouse…, l’espace dégagé par la chute des pommiers… est beau ! Alors, on laisse comme ça. Les haies ont souffert… : certaines vont être « remplumées », les autres vont être redoublées en quinconce… Quant à la maison, nettoyée de toute la poussière que l’ouragan y avait déposée et briquée par les soins de Madeleine, elle est belle ; les gros trous dans les toitures sont provisoirement bouchés en attendant leur réfection. Par contre nous avons vu hier deux spectacles stupéfiants : les deux belles propriétés situées… sur la plage du Perron et la plage des Chevaux… ont chacune leur parc dévasté : des centaines d’arbres abattus, fendus, déchiquetés !
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