Lettres à Divakar jusqu'à 2005
« Si, si, capisci ! » (au temps où j’étais dactylo au Crédit Lyonnais, on nous offrait des cours de langues étrangères ; j’avais choisi l’italien ; du coup, je sais compter jusqu’à 20, et il me reste cette phrase, impérissable il faut croire : « oggi primo giorno di scuola… ! »). A vrai dire, j’avais omis de te préciser à quoi, dans mon esprit, se référait cette question de l’âge ; mais… ta réaction ma parait tout à fait justifiée, car le seul fait de cette omission dévoile sûrement une ambiguïté, un doute. Donc, en fait je pensais à cette admission au titulariat et à la pratique des contrôles qui en découle ; si dans la Maison (l’Institut, la Société) il n’est demandé, pour y entrer, ni diplôme ni âge, ce dernier élément est tout de même plus ou moins implicite vers la fin, le titulariat ( et justement, tout le monde se trompe sur mon âge) ; non en raison des capacités, mais du temps, de l’avenir raisonnablement prévisible ; et parce que, d’une manière générale, les futurs postulants analystes préfèrent avoir affaire à des titulaires, à des enseignants dans « la force de l’âge »… (J’ajoute : nombreux sont les aspirants à ce « grade »… et je devrais m’inscrire maintenant pour passer dans environ 2 ans, selon Green… !) Bon. Passons. En définitive, et tu fais bien de me le dire, je travaillerai avec, et non en dépit de. Et à l’heure actuelle, mon choix me pousse à ne pas écrire pour un exposé de candidature, qui impliquerait immanquablement je pense telle ou telle réserve ou précaution – mais en fonction de mes capacités, de mes orientations. Et une fois engagé, sinon terminé, je verrai ce que je veux faire de ce travail ; il sera alors possible, dans la mesure où je me sentirai affirmée, de le présenter éventuellement à l’aréopage de mes collègues et pairs. Voilà. Donne-moi ton avis maintenant que je t’ai précisé tout ça.
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