Lettres à Divakar jusqu'à 2005
que tu m’apportes, que tu nous apportes, et qui est si sensiblement là.
Toute ma tendresse, près de toi, au milieu des fleurs de Transformation,
Colette.
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Vendredi 4-12-87
Aimé,
Un petit miracle : ta réponse à notre « invitation », qui t’est si vite parvenue, a mis, elle, seulement trois jours à me parvenir ! Je l’ai donc reçue avant-hier… : si rapide, si simple, si ouverte, en un mot adorable, elle nous comble ! Vraiment. … Je suis très touchée de ce que tu me dis pour le cas où j’aurais un besoin impérieux de ta présence. Merci pour cette certitude, qui se trouve d’ailleurs être une réponse à ce qui s’est passé en moi tout récemment – c’est- à-dire pendant les quelques jours d’acuité, d’inquiétude, quant aux symptômes de René… toute cette urgence pesante … je pensais que je t’appellerais auprès de moi, de nous, si les choses devaient rester ainsi… L’urgence ayant disparu du fait de l’intervention sur les artères coronaires, alors : d’une part, tu dois mener Ravena jusqu’au terme qui est en ton pouvoir ; d’autre part, il n’est pas question, dans l’esprit de René autant que dans le mien, que tu aies le moindre doute avec ton visa de retour : il faut que tu l’obtiennes. Sinon, nous patienterons jusqu’au « feu vert » du médecin… Prends ton temps pour évaluer les possibilités de visa.
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