Lettres à Divakar jusqu'à 2005

Alors, maintenant, il dit : « et si, des fois, Divakar venait, ça raccourcirait bien le délai !?... », etc. … Moi, tu sais déjà ce que j’en pense. J’ajoute, qu’afin de ne pas laisser Sincérité longtemps sans toi, une courte période suffirait. Ceci dit, tu as le temps de réfléchir, et calmement, et très tranquillement.

Je me réserve pour dimanche matin une grande marche.

Je t’aime et suis très, très avec toi,

Colette.

***

Jeudi 26-11-87

Aimé,

Dernier grand bilan pour René : en réalité, contrairement à ce que René m’avait dit, si la dilatation des coronaires a été avancée, c’est parce que le traitement sous perfusion n’apportait rien, et le médecin a donc pris, d’urgence, cette décision – précoce, … mais une nécessité pour éviter l’infarctus qui se préparait… … Donc, le voici de retour à la maison, avec « ordre » de se reposer au moins huit jours ; après 48 h d’une certaine surexcitation quant à la réussite de l’intervention, il se sent fatigué ; cela me parait normal – ce qui m’inquiète un peu, c’est sa pâleur… Enfin, le cap vraiment dangereux est passé ; celui qui vient est un peu difficile, mais c’est une affaire de patience, de régime alimentaire sans toutes les sucreries, de marches sans effort. Je surveille tout cela sans interférer ; je suis convaincue qu’il faut lui laisser le champ libre pour s’équilibrer lui-même. Il a confiance ; j’ai confiance.

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