Lettres à Divakar jusqu'à 2005
… A bientôt, sois « en tranquillité ».
Je t’embrasse beaucoup, beaucoup,
Colette.
***
Jeudi 10-9-87, 12h30
Aimé,
Grande première, grande inauguration ce matin : je viens de faire une merveilleuse marche ensoleillée d’1 heure ! Pas une marche liée à quelque course ; une marche sans
autre nécessité et but qu’elle-même. Un sentiment de liberté extraordinaire.
C’est dire le peu de liberté physique dont je disposais ! Inauguration vraie : car je suis en train de remanier mes horaires et de me ménager ce temps-là. Je profite de la demande de quelques patientes enseignantes dont l’emploi du temps est lui-même remanié en cette rentrée scolaire… ; de plus il a suffi d’une séance en moins pour l’une, et d’une fin d’analyse pour l’autre, et j’ai une disponibilité d’aménagements plus souple. Ceci dit, il fallait aussi mon besoin de cette marche libre de toute contrainte… ce que tu me dis depuis longtemps ! Quel temps, hein, pour comprendre les choses, les prendre en soi, dans le bon courant ! D’autre part je me sens apaisée depuis lundi. Je ne sais si je t’ai bien dit, ou laisser entendre, ou deviner, l’appréhension que j’avais de cette reprise (dont en fait je ne voulais guère parler pour ne pas lui donner trop d’existence). J’étais restée sur la fatigue de mes 15 jours de reprise en juillet. Or, ça va vraiment très bien !
584
Made with FlippingBook flipbook maker