Lettres à Divakar jusqu'à 2005

Jeudi 3-9-87

Aimé,

Ma toute petite dernière avant le départ cet après-midi … j’irai la poster à pied ! Pour en terminer avec la liste de mes enthousiasmes radoteurs… je pense souvent à toi (bien sûr !) en voyant partout, à profusion, des fleurs : sur les routes, les carrefours, dans la moindre ferme, le plus petit village – pétunias, pélargoniums, œillets d’Inde, soucis, lavandes… La Bretagne a bien changé à cet égard… « malouinière » à Cancale ; un sobre petit salon, devant moi une haute fenêtre donnant sur un petit jardin à l’arrière, et ça m’est tombé dessus : « comment peut-on vivre dans une ville ? »… Cela dit, j’aime Paris où, heureusement, je retrouve les arbres du Luxembourg et les quais de la Seine. Mais je voudrais unifier tout ça (et je ne parle pas de la beauté de Sincérité, en plus !). Voilà. Bilan physique : obligée de doser, encore, mes marches, leur durée ; avec ce côté imprévisible : je me sens bien, je marche, et j’arrive assez vite à un seuil, où j’ai l’impression qu’il ne peut être question de marcher plus longtemps… et c’est le contraire qui se produit ! A l’inverse, des progrès considérables sur le plan de la respiration, et qui me donnent la sensation que je peux compter sur elle. J’en ai fait l’expérience en montant maints raidillons qui me laissaient souvent si essoufflée jusqu’ici. Mais je pense que marche et respiration vont peu à peu s’harmoniser. Ça serait rudement bien ! Ces enracinements… à vrai dire ce n’est pas facile toujours ! Récemment nous déjeunions dans une ravissante

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