Lettres à Divakar jusqu'à 2005
Pour le reste, pas de mots : la mer d’une beauté absolue, le découpage des côtes, et le Mont !!! Tout autour, cette mer de sable admirable, et l’émotion à survoler cette ravissante forteresse… l’émotion que ces hommes aient choisi ça, ce lieu qui fait paraître le Mont à la fois petit, fragile, et si fort. Ce qui est très beau aussi ce sont ces sortes de polders vert pâle qui s’étendent loin vers les terres fermes. Voilà ! Et j’ai pensé à toi tu t’en doutes !
Je t’embrasse de toute ma tendresse plein mon cœur,
Colette.
***
Samedi 29-8-87
Aimé,
Eh bien voilà, les vacances se terminent… La lumière du proche automne est toute pure… Nous rentrons à Paris vendredi prochain…
Derniers projets : cet après-midi, la marée le permettant, les Ebihens, et pour mardi nous avons loué un petit bateau très joli, à conduite électrique, et nous allons ainsi nous promener sur le canal de la Rance depuis Dinan. Je ne sais comment nous faisons : toujours à droite à gauche, partout, et en même temps nous profitons totalement bien de la maison… Une sorte de nomadisme qui tranche avec mon sédentarisme parisien ! … L’autre jour, la mer, la mer… dans le pays de Cancale, que je n’avais pas su bien voir jusque là, peut-être une question de lumière justement ; Cancale et ses environs constituent en effet un « pays », j’ai été très frappée cette année par ces différences de nature, de style des maisons, d’une petite
581
Made with FlippingBook flipbook maker