Lettres à Divakar jusqu'à 2005
Lundi 10-8-87
Aimé,
Alors, j’ai reçu ta bonne lettre du 28…
… Pour la préoccupation de René à l’égard d’un ami malade, il s’agissait en fait de soutenir le moral de Guite affectée par la maladie de son ex-mari Henri François Rey, mort très rapidement d’un cancer quelques jours après le départ de Barbara. Je dois à la vérité d’ajouter que René a « choisi » de s’absenter à divers moments, certes pour nous laisser seules Barbara et moi, mais plus encore peut-être parce qu’il n’est pas à l’aise avec Barbara : sa forme d’intelligence, un certain refus d’entrer dans le « jeu plaisanteries », notre amitié dont il est de toute évidence jaloux, etc. Je l’ai moi-même trouvée très belle, répondant d’ailleurs bien à l’image que j’avais d’elle en me disant souvent « elle pourrait être belle », ou bien « elle a dû avoir été belle », etc. ; il faudrait qu’elle ne maigrisse pas à nouveau, son corps a besoin d’être « charnellisé »… Je suis contente qu’elle m’ait trouvée bien, comme elle me l’a dit – puisque c’est ce qu’elle t’a dit à toi aussi ! Elle a dû également te faire part de ma décision (et non plus d’un projet toujours reculé) de terminer six analyses environ à partir de septembre – c’est-à-dire d’amorcer cette fin en septembre et d’en terminer dans les trois mois suivants. Sauf exception on ne termine jamais une analyse de façon abrupte. Et ce sera une nécessaire, une sage, une harmonieuse décision. Songe que sur les six, quelques-uns ont dix et onze ans d’analyse ; d’autres quatre ans ; ce qui indique le degré de Dommage pour Barbara que l’acquit de ces trois mois semble déjà s’affaiblir.
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