Lettres à Divakar jusqu'à 2005
Aimé,
Je suis donc allée mercredi dernier chez Madame Duchemin (vitraux) ; une chose bien agréable, elle m’a posé quelques questions sur Auroville, celles que d’autres posent … à ceci près qu’elle n’a aucune arrière-pensée, elle comprend de façon directe et simple – c’est drôlement reposant et joyeux. Je crois que nous avons trouvé l’indigo et le rouge de l’arc- en-ciel au plus près ; le rose du lotus, elle ne l’a pas dans sa boîte d’échantillons, mais elle pense qu’à l’atelier on le trouvera. Ceci dit c’est … diabolique, j’avais les yeux dans tous les sens en sortant ! La règle c’est de regarder en transparence puis à plat sur une feuille blanche pour les « valeurs » ; ce qui était bien dans le premier cas ne l’était plus dans le second ; en transparence, parfait, sauf lorsque je glissais le verre vers la gauche, là où apparaît, au fond, un marronnier… etc. Bref, j’ai rendez-vous la semaine prochaine à l’atelier, où ils vont faire un montage sur leur verrière, mais vraiment c’est maintenant une question de nuance… J’ai appris aussi la technique pour les arrondis du symbole : tout ça est plaisant… … Récemment j’ai reçu un coup de téléphone d’Alain G., l’ami de Ruud, en vacances ici, pour nous inviter à déjeuner samedi : repas gentil, sans « rumeurs » sur Auroville – comme je refuse d’y prêter l’oreille, ça coupe court à tout. Je te répète tout de même une chose qu’il m’a dite : qu’il avait été très sensible à ta façon d’être lors de la cérémonie autour de Ruud, que seul de tous – qui étaient calmes mais spectateurs – tu t’es montré présent et réellement attentionné, et aussi Aruna. (J’ai profité de cette rencontre pour vérifier que la mère d’Alain avait effectivement reçu la lettre de Barbara que j’avais postée en même temps que sa lettre à Soaz ; et donc le soupçon pèse plus encore sur la mère de Soaz !)
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