Lettres à Divakar jusqu'à 2005
Et également Auroville ? J’ai toujours pensé que mourir brusquement d’une maladie de cœur, c’était la mort la plus souhaitable, face à ces interminables et sales maladies. Mais il y a le problème de la conscience, que je me pose maintenant ! Qu’en penses-tu ? J’ai reçu ici ta lettre du 18 ; et appris ton surcroît de travail avec les ennuis ( !) de Janaka ; mais j’ai beaucoup aimé que ce surcroît, tu le qualifies de « gentil ». Quand à cette véritable cérémonie qu’a été la naissance du dernier toit de Ravena, je te promets que je la vois et que cela me réjouit très profondément. … Tout va bien ici, sauf le temps médiocre. Lundi dernier nous sommes arrivés à 16 h ; et aussitôt, René a installé sa musique au grenier, moi un tapis, en même temps que des essais avec ma table de travail dans ta chambre, plus les bagages rangés ; et à 19 h nous étions aux Ebihens ! Mercredi, téléphone, d’Angleterre, de Jean Yves, demandant s’ils pouvaient Claire et lui venir coucher à la maison vendredi : alors on a dîné ensemble, parlé tard dans la soirée, et ils sont repartis hier matin, c’était très bien. Quant à Soaz… ils viennent en principe entre le 31 et le 7 août. A part ça, nous sommes allés à Dinan, puis marcher à Paramé ; des fleurs partout, et très peu de monde : il parait que les attentats éloignent beaucoup d’étrangers…
… J’écris à Barbara tout de suite. René t’embrasse. Tendrement, beaucoup,
Colette.
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