Lettres à Divakar jusqu'à 2005
Que je te dise tout de suite : je te remercie de me demander deux choses difficiles autant qu’importantes ; l’une d’être attentive dans la journée à ce qui est dénoué et mis en circulation par le yoga (Hatha yoga) ; l’autre, le destinataire de mon travail. Je réfléchis bien à cette nécessité sur laquelle tu insistes, et je crois que le mieux, le plus efficace dans ma manière de travailler sera que j’écrive tout d’abord comme ça vient et « s’analyse » dans ma tête pour, ensuite, aux diverses relectures et en fonction d’une ferme orientation, corriger, remanier, modifier, à l’intention de « l’homme derrière l’analyste » - et sans que l’analyste se sente en quelque sorte exclu. Ce sera un exercice difficile mais qui, si je le réussis, pourrait être exemplaire d’une certaine démarche. Tout à l’heure, dans ½h, ma séance de yoga ; après quoi, déjeuner avec Paul, tous les deux au restaurant. Ce qui me fait penser que j’ai oublié de répondre à ton rêve sur lui et Jean Raoul… ; c’est dur pour Paul, les conflits d’héritage avec ses enfants (ses deux filles aînées, car Jean Raoul, lui, est victime), d’autant plus qu’il doit se ménager à cause de sa maladie de cœur… ; il a été ulcéré du comportement de Catherine, qu’il qualifie de fasciste, etc. Ce qui fait qu’il essaye depuis de prendre quelque distance. Description détaillée de son enquête auprès d’artisans vitraillistes et de mes dernières photos, qu’elle vient de faire développer… Jeudi
Tendrement,
Colette.
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