Lettres à Divakar jusqu'à 2005
étrangère ( ?), ou inhibée ou bizarre ou intimidée ou ensommeillée ( ?) etc. Bref, voici notre dialogue : - « Votre fils m’a remis une lettre. - Ah bien, je vous remercie, comment pouvons- nous faire ? - Je suis en grande banlieue. - Viendrez-vous à Paris, parce que, aujourd’hui, je travaille toute la journée… ? - Non je ne viendrai pas, je serai à la Gare d’Austerlitz à 17h ; étant donné la façon dont ça m’a été remis, il faut que je vous la donne, avec la forme de l’enveloppe… - Vous voulez dire que c’est quoi – trop volumineux pour la poste ? - Non, ça peut être mis dans une autre enveloppe, et je pars à Bordeaux. - Alors il n’y a pas d’autre solution que de la poster il me semble ; pouvez-vous le faire avant d’aller à la Gare d’Austerlitz ? - Non, parce qu’il faudrait que je sorte exprès et que j’achète une enveloppe… » Bref, ça dure comme ça encore un moment… ; pour conclure : elle la poste à Bordeaux, bien qu’elle « n’y reste pas »… Tout ça pour te dire que ta lettre va peut-être mettre un peu plus longtemps que tu ne l’as prévu… ! … Un déjeuner bien agréable l’autre jour avec Jean Yves ; il m’a beaucoup demandé de tes nouvelles… Ce qu’il fait, lui : licencié économique de l’entreprise … ou, dit-il, son emploi était assez indéterminé ; il a décidé d’employer l’indemnité à laquelle il a droit à créer son propre cabinet de conseiller de gestion auprès des petites et moyennes entreprises, avec l’objectif de les rendre rapidement capables de se débrouiller seules – alors que d’ordinaire les conseillers de gestion font en sorte de se rendre indispensables. Pour l’instant, aucun besoin d’un
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