Lettres à Divakar jusqu'à 2005

humain ! quel est par exemple le rapport de Francis aux rêves, rêveries, imaginaires, « fantasmes » ? et au corps ? Bref. Toi, tu peux lui écrire, car il en sera très heureux, mais à condition que tu considères ce dialogue épistolaire à sens unique : c’est-à-dire que Francis dialoguera avec toi en te lisant, en y repensant, mais sans pouvoir t’y répondre sous la forme concrète d’une lettre. A mon avis, chaque fois que tu ressens sa présence (comme dans tes rêves par exemple), pourquoi ne pas lui écrire, si cela a un sens pour toi au moment même ? Je crois que si tu le dégages expressément d’avoir à te répondre par écrit, il y aurait là quelque chose de vivant et sous une forme nouvelle par rapport aux désirs habituels. J’imagine pour toi l’expérience d’un « journal » pour un destinataire particulier et silencieux, et pour lui l’expérience d’une réceptivité singulière et libre qui sans doute lui apporterait du nouveau.

Voilà. Et Jean Yves vient déjeuner demain !

Je suis pas à pas l’évolution de Ravena. Et puis t’aime et t’embrasse,

Colette.

***

Jeudi 10-4-86

Aimé,

Hier, entre 5 et 6 h ½ du soir, je suis restée près du téléphone, essayant d’appeler le Matrimandir (avec le décalage horaire espérant te trouver de garde), mais ça sonnait constamment occupé…

475

Made with FlippingBook flipbook maker