Lettres à Divakar jusqu'à 2005

Et j’ai eu envie de répondre sur le fond : une longue lettre qui est facilement venue. Si je ne t’en ai pas parlé, c’est que je pansais que ma réponse ferait partie de la multitude des autres. Or, j’ai reçu une lettre personnelle du Directeur de l’Institut qui m’affirme qu’il en retient les « divers éléments » pour les faire entrer dans les prochaines et difficiles délibérations. Je connais les coutumes de la Maison… et je sais que ma lettre a déjà circulé. Bon. Comme ça, on ne pourra pas confondre mon extériorité avec une indifférence (j’en ai profité pour dire en quoi consiste mon refus d’être titulaire).

… Détails pratiques et nouvelles diverses…

Tendrement,

Colette.

***

Le 20-2-86

Aimé,

Il est 15 heures pour toi et je suis avec toi à Forecomers. Souvent dans la journée ton heure m’apparaît et je suis contente de pouvoir imaginer concrètement les choses. Tout de suite, que je te dise, mon pied, ça y est, c’est fini ; vendredi dernier je suis retournée voir la dermatologue, qui a patiemment « dépiauté » le dessus des deux blessures : je crois que tu as tous les éléments pour te représenter la tête que je faisais quand j’ai vu arriver tous les petits instruments… mais je n’ai pas eu mal. Quant à la piqûre de cortisone que m’avait recommandé il y a 2 ans un médecin fort connu, ni cette dermatologue, ni

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