Lettres à Divakar jusqu'à 2005
Alors je t’accompagne bien lorsque tu me dis qu’il se passe en toi quelque chose que tu aimes, sans pouvoir, ou avoir à en dire autre chose pour l’instant.
… Avec toi, bien, bien tendrement,
Colette.
***
(Lettre remise à Elie qui revient à Auroville) Vendredi 4-10-85
Aimé,
Je viens de savoir qu’Elie part après-demain. … Je lui remets pour Dianika le Vétiver de Guerlain… … En complément à ma dernière lettre, que tu seras près de recevoir : intérieurement – et c’est par cela qu’il me fallait commencer – je prends un réel recul par rapport à l’emprise de la « routine » ; plus précisément, c’est comme si je me voyais allant venant dans ce cadre routinier d’une manière toute passive, et je t’assure que ce dédoublement a une grande force dynamique !; qui, à mon avis, est en relation avec l’impression que j’ai depuis quelques jours de mieux travailler avec mes patients, d’être plus présente avec eux, ou, mieux, d’être davantage dans le présent… … Dernière minute : je viens de lire ta lettre du 24. Elle me fait un bien fou ! Et c’est si inattendu et merveilleux : songe que ce qui me rassure, me tranquillise, c’est l’accent que tu mets sur le manque de conscience que dénote nécessairement ma chute, alors que jusqu’à ta lettre je faisais barrage à toute réflexion approfondie sur ce sujet. J’avais peur de me juger, précisément, de ressentir de l’amertume pour ce faux-pas – c’est le cas de le dire.
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