Lettres à Divakar jusqu'à 2005
Le 16-9-85
Aimé,
… Tu as peut-être l’impression, parfois, que tu es amené à répéter certaines de tes réponses à la suite de certaines de mes pensées ; or ce n’est justement jamais le cas. Ce qui me frappe, et m’aide si bien, c’est que, chaque fois, tes réponses abordent le ou les problèmes selon des approches différentes ; chaque fois tu cernes les choses avec clarté, ou tu ouvres des issues avec fermeté. C’est un dialogue vivant. C’est pourquoi je n’hésite pas à te dire ce qui me préoccupe, ou ce qui m’apparaît, comme ça vient, sans craindre, justement, de me répéter, sans craindre de laisser venir mes obscurités, sans craindre de laisser s’exprimer au grand jour tel obstacle, tel « point de paresse » comme tu me disais dans l’une de tes lettres. A ce propos, il faut que tu me dises vite ce que tu appelles mes professions de foi. Cela peut non seulement m’aider à réfléchir, mais peut-être aussi à exprimer mieux ou différemment ce qui t’apparaît à la lecture comme une profession de foi. J’ai bien lu ce que tu me dis du déroulement de l’expérience de Sri Aurobindo. Je n’avais de toute évidence pas envisagé cet aspect des choses, qui, en fait, souligne la communauté dans le Travail entre Mère et lui. J’ai terminé la lecture de « la Ressource Humaine » (de Samuel Pisar) , qui est d’une évidence, d’une clarté, d’une vérité ! Un livre qu’on ne peut oublier, qui fait partie de soi après sa lecture.
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